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Bref Historique de l’Association
C’est par un entrefilet de presse que le vendredi 28 Décembre 1956, quatre familles lyonnaises ayant un enfant Infirme Moteur Cérébral (I.M.C.), ont appris qu’il venait de se créer, depuis peu, à Paris, une Association Nationale, animée par Mme Madeleine FOCKENBERGUE, soutenant à l’hôpital de Garches, les initiatives du Dr J. TARDIEU qui, après un séjour aux U.S.A., avait pu créer un petit service spécialisé dans l’infirmité motrice cérébrale.
Pourquoi ne pas tenter une expérience semblable à Lyon ?
Les premières démarches individuelles sont décourageantes : vous n’êtes pas assez nombreux, nous n’avons pas de personnel compétent, pas de locaux, pas de crédit...
Du côté des Associations de handicapés, le regard est sympathique, mais on leur dit aussi qu’on ne peut rien pour eux :
- à l’A.D.A.P.E.I, le travail engendré par les seuls handicapés mentaux, prioritaires, ne permet pas d’envisager une aide particulière aux I.M.C..
- à l’A.P.F, les besoins des poliomyéliques sont alors tellement considérables que le cas des I.M.C. ne peut être envisagé.
Ces familles retombent dans leur silence.
Dans leur solitude aussi, parce que tous ceux qui savent ou habite un autre I.M.C. ne peuvent pas le leur dire : secret médical, secret administratif, réserve obligatoire, discrétion de rigueur, (1956, une époque ou les handicapés sont cachés).
Enfin par lettre du 25 Mai 1957, l’Association Nationale des I.M.C. envoie à Mme CASTILLA, les noms et adresses des trois autres adhérents de Lyon et, c’est tout de suite la première lettre pour solliciter l’acceptation d’une visite et, par retour de courrier, c’est l’heureuse surprise de trois accords sans réticence.
Ils échangent leurs informations et peu à peu le groupe s’élargit, ils partagent leurs efforts et envisagent de créer une Association locale.
L’A.D.A.P.E.I. les encourage, lance un appel en leur faveur dans son bulletin de liaison de Janvier 1958, et l’un des leurs, Jean DUMONT, est élu administrateur pour les représenter.
Le 10 Mars 1958, c’est la première lettre circulaire (100 exemplaires), pour préparer une Assemblée constitutive ; mais il leur manque encore l’expérience, la connaissance des notabilités et ils tâtonnent encore pendant quelques mois.
Enfin, le 6 Février 1959, naît l’Association Régionale des Infirmes Moteurs Cérébraux. de Lyon (A.R.I.M.C.).
L'A.R.I.M.C aujourd'hui
L'association Régionale des Infirmes Moteurs Cérébraux à but :
-
D’informer et de sensibiliser l'opinion et les pouvoirs publics sur l'infirmité motrice cérébrale et obtenir les moyens nécessaires à l'éducation et au développement des personnes IMC.
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De créer et gérer des établissements et services adaptés à la spécificité et la complexité de l'infirmité motrice cérébrale.
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D’entretenir les liens et lespartenariats pour favoriser la recherche et améliorer la condition des personnes IMC.
Les valeurs associatives sont déclinées dans la
charte de l'ARIMC qui stipule qu'en sa qualité d'être humain, la personne handicapée dispose de potentialités, bénéficie de droits et assume des devoirs. Elle a droit au respect et à la reconnaissance sociale, à la prise en compte
de sesbesoins, ses désirs et demandes, à la protection et, à l'aide ou l'assistance pour assumer sa dépendance. L'accompagnement qui lui est proposé tend à lui permettre d'assumer au mieux de ses capacités, sa personne, ses responsabilités et sa citoyenneté.
L’association se compose de membres actifs, de membres utilisateurs, de membres parrainés, de membres bienfaiteurs, de membres d’honneurs et de membres de droit.
Son statut juridique est de droit privé, à but non lucratif et régi par la loi de 1901. L’association est gérée par des parents bénévoles, réunis en conseil d’administration et qui est l’employeur de l’ensemble des salariés.
L'ARIMC c'est 650 personnes accueillies, 750 salariés et 100 bénévoles au sein du siège social, de la vie associative et de 14 établissements et service depuis la petite enfance : Centre d'Action Médico-sociale Précoce, Institut Médico-pédagogique, Service d'Education Spéciale et de Soins, Centre d'Education Motrice, puis l'âge adulte : ESAT, Foyers, Centres d'Activités de Jour et Services d'Accompagnement et de Soutien à domicile.
L'infirmité motrice cérébrale recouvre différents niveaux et formes d'atteintes motrices, d'origine cérébrale, dont l'étiologie est liée à des accidents pendant la grossesse de la mère (anomalie chromosomique, agent infectieux, atteinte encéphalique...), autour de la naissance (anoxie, convulsions...) ou au cours de la petite enfance (traumatisme crânien, méningite, tumeurs...). Actuellement les causes de nature obstétricales devenant plus rares, la prématurité avec les progrès de la néonatalogie et de la réanimation néonatale est la cause la plus fréquente de ces accidents cérébraux. Aux handicaps moteurs sont associés parfois, des troubles de la déglutition, de la vision, de l'audition, ainsi qu'une déficience intellectuelle.